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Le Wat Suthat (วัดสุทัศน์เทพวราราม), le temple balançoire

Dernière mise à jour : 13 janv.

Le Wat Suthat est l’un des temples bouddhistes les plus emblématiques de Bangkok, non seulement pour son architecture impressionnante, mais aussi pour son rôle historique et spirituel de la culture thaïlandaise.


Histoire du Wat Suthat



Le Wat Suthat a été fondé pendant le règne du roi Rama I (1782-1809), le premier souverain de la dynastie Chakri, qui a établi Bangkok comme capitale. Le projet de construction a commencé en 1807, mais c’est sous le règne de son successeur, le roi Rama III (1824-1851), que le temple fut véritablement achevé en 1847, après plusieurs décennies de travaux. Le temple a été conçu pour abriter une grande statue de Bouddha, Phra Sri Sakyamuni, une figure en bronze importée de Sukhothaï, qui reste aujourd’hui l’une des principales attractions du temple.


Il est dit que les travaux de construction du temple ont été interrompus plusieurs fois par des problèmes divers, notamment des inondations et des obstacles liés à la logistique. Selon la tradition, le roi Rama III, voyant que les travaux avançaient lentement, aurait prié avec ferveur, et peu après, un miracle se produisit : une troupe de géants aurait été vue transportant les matériaux nécessaires pour achever le temple en une nuit. Cela a renforcé l’idée que le Wat Suthat était un lieu sacré et béni.


Architecture du Wat Suthat


Le wihan du Wat Suthat
Le wihan du Wat Suthat

L’architecture du Wat Suthat est un exemple frappant de l’art classique thaïlandais, avec une influence notable de l’architecture khmère. Ce qui distingue particulièrement ce temple, c’est sa grande salle d’assemblée, ou wihan, qui est le cœur du Wat Suthat. Le wihan est un bâtiment monumental, dont le toit en forme de pyramide est soutenu par des colonnes de bois. A l’intérieur, la statue de Phra Sri Sakyamuni trône majestueusement, entourée de magnifiques fresques murales représentant les Jataka, les vies antérieures du Bouddha. Ces fresques sont particulièrement précieuses, car elles offrent une fenêtre sur l’art et la spiritualité de l’époque, ainsi qu’une compréhension plus profonde des enseignements bouddhistes.



En dehors du bâtiment principal, le temple est également célèbre pour sa grande balançoire (Sao Ching Cha), un portique en teck de 21 m de haut, peint en rouge. Ce portique était à l’origine utilisé lors d’une cérémonie brahmanique, où des hommes prenaient place dans la balançoire suspendue pour essayer d’attraper une pièce d’or. Cette cérémonie a été abandonnée au début du XX°, après plusieurs accidents mortels.


La légende de la Sao Ching Cha


Dans le passé, une cérémonie importante se déroulait chaque année autour de cette grande balançoire, où des hommes s’y suspendaient pour essayer d’attraper une pièce d’or suspendue à une corde. Cette pratique était un rituel brahmanique destiné à honorer Shiva, le dieu hindou de la destruction et de la création. Ceux qui réussissaient à attraper la pièce étaient considérés comme bénis et honorés des dieux. Mais ce rituel était extrêmement dangereux. Une fois, un groupe de jeunes hommes très courageux se balançaient sur la Sao Ching Cha, atteignant des hauteurs vertigineuses. Un de ces jeunes hommes réussit à attraper la pièce d’or, cependant, au moment où il redescendait, l’homme tomba de la balançoire, et malgré son courage, perdit la vie, ce qui donna lieu à des superstitions et à des avertissements autour de cette pratique.

En raison des risques élevés associés à cette cérémonie, des accidents tragiques se produisirent au fil des ans, et la pratique fut finalement abandonnée au début du XX°. En 1935, le gouvernement thaïlandais a officiellement interdit l’usage de la balançoire pour les cérémonies religieuses, mettant fin à cette tradition périlleuse.



Aujourd’hui, la Sao Ching Cha est avant tout un monument historique, et bien qu’il n’y ait plus de cérémonie associée à elle, la balançoire reste un symbole culturel et religieux puissant, rappelant les croyances anciennes et l’importance des rituels dans la culture thaïlandaise. La légende de la Sao Ching Cha persiste dans la mémoire collective, évoquant à la fois la grandeur et le danger des anciennes coutumes.


L’héritage aujourd’hui


Le Wat Suthat est un lieu de culte actif pour les habitants de Bangkok, tout en étant un site de visite incontournable pour les touristes. C’est une centre de la pratique bouddhiste en Thaïlande, attirant des pèlerins qui viennent rendre hommage au Bouddha et méditer. En plus de sa dimension religieuse, le temple est également un symbole de la richesse du patrimoine artistique et culturel thaïlandais, avec ses sculptures détaillées, ses peintures murales et son architecture unique qui témoigne de l’histoire et de l’art du pays.


Le temple, qui est inscrit sur la liste des parcs historiques de Bangkok, est aussi un point d’intérêt pour ceux qui souhaitent comprendre l’histoire de la dynastie Chakri et la place du bouddhisme dans la culture thaïlandaise. Le Wat Suthat attire également des amateurs d’architecture et d’art religieux, qui viennent admirer ses détails raffinés et son atmosphère sereine.



Véritable joyau de l’architecture thaïlandaise, témoignage de l’histoire spirituelle et artistique de la Thaïlande, le temple incarne l’héritage culturel et religieux de Bangkok. Aujourd’hui, tout en restant un lieu de prière et de méditation, il continue d’attirer des visiteurs du monde entier, témoignant de la grandeur et de la pérennité de la tradition bouddhiste thaïlandaise.

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